Jeudi 21 juin 2012 4 21 /06 /Juin /2012 00:00

 

« Les liaisons dangereuses » est l'un de mes livres préférés. J’ai adoré son adaptation par Stephen Frears avec le génial John Malkovich. J’ai même visionné sa version ado, « Cruel intentions » (qui ne restera pas dans les annales du cinéma).

Depuis quelques mois, John Malkovich met en scène la pièce au théâtre de l’Atelier. L’occasion de constater que ce texte bien qu'écrit au XVIIIème siècle parle de nous et de nos relations amoureuses. Croyez moi, des Valmont on en rencontre plus souvent qu’on ne le souhaiterait.

 

Les liaisons dangereusesPhoto prise par ma copine "Vie de garces" lors de notre soirée théâtre

 

Valmont le manipulateur

 

Pour arriver à ses fins, Valmont ment, trompe et manipule. Yannik Landrein, qui joue magnifiquement le rôle dans la pièce, inspirera à coup sûr les apprentis séducteurs. L’entendre travestir la réalité avec autant de facilité nous rappelle quelques hommes qui ont traversé nos vies. On se rappelle à quel point il était doux de les entendre nous mentir. Nous étions les objets d’une convoitise qui suscitait les plus belles envolées lyriques, les gestes les plus romantiques. Combien de fois sommes-nous tombées dans le panneau, combien de fois nous sommes nous dit « avec moi, il sera différent » ?

Les manipulateurs aiment la chasse mais n’apprécient jamais le succès à sa juste valeur. Dommage qu’ils ne se rendent pas compte que, de nos jours, le plus difficile ce n’est pas de coucher avec une femme. Le plus dur c’est de la garder.

 

Valmont le narcissique

 

Il est convaincu qu’aucune femme ne lui résistera. A l’entendre, il est trop intelligent. Comme c’est la conquête qui l’intéresse par dessus tout, il concocte les plus habiles stratagèmes afin que ces cibles lui tombent directement dans les bras. Tout l’intérêt du jeu est dans l’élaboration du plan de bataille. « Non » n’est pas une réponse satisfaisante. D’ailleurs, plus on lui dira « non » plus il essayera. En revanche, celles qui lui disent « oui » trop vite ne sont pas intéressantes, il n’en veut pas.

Il estime que sa supériorité intellectuelle lui permet d’obtenir ce qu’il veut, même s’il doit y passer des mois. Inlassablement il persiste là où d’autres auraient abandonné depuis longtemps.

 

Valmont l’immature

 

L’attrait de ce qui est « défendu » montre une certaine immaturité. L’être humain désire souvent ce qu’il ne peut avoir mais chez Valmont ce trait de caractère est exarcerbé. Comme un enfant, il veut les jouets des autres (en l’occurrence leurs femmes), puis quand il les a, il les casse et part en prendre d’autres plus beaux et plus neufs.

Lorsqu’en revanche, on l’oblige à s’en défaire, il n’est plus que souffrance et pleurnicherie. Il aura néanmoins oublié sa mésaventure quelques heures après et focalisera son attention sur autre chose.

 

Ne me dites pas que vous n’en avez pas un comme ça dans votre entourage ?

 

Si vous ne connaissez pas « Les liaisons dangereuses », je ne peux que vous encourager à lire le livre. Si vous êtes à Paris, il ne vous reste que quelques jours pour aller voir la pièce.

Par Lucie de Paola - Publié dans : Ah... Les hommes...
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