Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 12:00

 

 

Après l'article Les voies de l'amour sont impénétrables, je vous ai demandé de me raconter vos histoires d'amour les plus improbables. Ces histoires qu'on pensait impossibles parce qu'elles ne correspondaient pas à ce qu'on aurait voulu, à ce qu'on attendait... et pourtant, des histoires d'amour qui nous sont tombées dessus, qui nous ont rendu/rendent heureuses... 

Merci à toutes celles qui ont participé ! Merci d'avoir mis des paillettes sur ce blog.

 

Fee paillettes

Céline : Quand j'ai rencontré mon mec, je me suis rendue compte que les gens posent toujours les trois mêmes questions (dans un ordre variable) : Il habite où ? Il fait quoi dans la vie ? Tu l'as rencontré comment ?

Il se trouve que je l'avais rencontré sur un site de rencontre, qu'il avait tout plaqué un an plus tôt pour réaliser un vieux rêve : le chômage longue durée et qu'à 30 ans passés il vivait depuis des mois sur le canapé d'un pote. Il n'était pas marié, n'avait pas le double de mon âge... on pouvait donc considérer qu'il y avait progrès dans mes choix, mais à voir les regards mi-perplexes/mi-effarés, j'ai compris que ce n'était pas les réponses attendues. Quand j'ajoutais qu'il allait partir six mois au bout du monde chez un maître d'art martial, même les plus agnostiques couraient prier pour le salut de mon âme. C'était il y a presque deux ans et je ne regrette pas d'avoir fait semblant de ne pas décoder leurs silences. 

 

Léa : On s’est rencontré par le biais de ma petite sœur. On a vite sympathisé et on s’est mis à se voir régulièrement pour boire des verres. Malgré notre différence d’âge (10 ans) on discutait de tout. De l’avenir, de musique, de mon métier et de son futur après qu’il ait passé son BAC. (C’est là qu’on se rends compte que 10 ans d’écart parfois cela peut être violent). A l’époque, il était déjà en couple.

Plus tard, il est parti faire son service militaire. Lors d’une de ses permissions, il m’a rendu visite et on a fini par passer la nuit ensemble. Pas de promesses. Pas de déclarations. Juste du sexe et de la douceur et surtout une très grande complicité. Ca fait 4 ans que ça continue. J’ai besoin de le voir dès qu’il remonte, et lui c’est pareil de son côté. Il n’y a pourtant pas que le sexe qui nous lie. Il m’apaise et éprouve le besoin de savoir (sincèrement) comment je vais.

Alors oui je l’aime. Mais je ne suis pas amoureuse. Je l’aime d’un amour si fort que je ne pourrais pas ne plus l’avoir dans ma vie. Je sais aussi, que cette histoire d’un point de vue extérieur, ne doit pas être bien jolie. Il est en couple, il la trompe, et moi je couche avec un mec qui a une copine. Mais le besoin que l’on éprouve tous les deux à se voir est plus fort que la raison au final.

 

Stéphanie : A 19 ans, je savais pertinemment que je n'avais jamais été amoureuse d’un des mecs avec lesquels j’étais sortie. Et paf. Je suis tombée amoureuse d'une fille, sans m'en rendre compte. Une relation avec 800 km et 6 ans d'écart. Je l’ai rencontrée via son blog. Elle parlait de sa rupture avec sa copine, mais je savais qu’elle avait également été en couple avec un homme. J’ai adoré son style et je lui ai dit par mail.

On a commencé à s’envoyer plein de mails et elle s’est mise à me draguer gentiment. Au bout de 15 jours, elle voulait qu'on se voit, et moi j'avais beaucoup trop peur pour la rencontrer physiquement. Je passais mon temps à me convaincre que je n'étais pas amoureuse, alors que j'aurais fait n'importe quoi pour elle. On passait toutes les nuits au téléphone, on s'endormait au téléphone. On a fini par se mettre en couple sans s'être jamais vues (oui, dingue). Nous  nous sommes retrouvées dans la vraie vie quelque temps après. Aucun de mes amis n'étaient au courant. Je ne leur en ai parlé qu'une fois, quand nous avons rompu, parce que j'avais besoin de leur soutien. Aucun ne m'a jugée, ils étaient juste très étonnés, m'ayant toujours vu avec des mecs et ne correspondant pas aux stéréotypes lesbiens/bi. Cette fille m'a fait découvrir la facette la plus aboutie de moi, et même si je suis avec un mec à présent, je suis consciente de mon coté « gay ».


Marie : J’ai connu mon amoureux grâce à son père qui m'avait ajoutée sur Facebook, parce qu’on jouait tous les deux à « Guerre des Gang ». Les années passant, je me disais qu'il n'allait pas me faire grand mal puisqu’il habitait en Nouvelle Calédonie. De plus, son humour et sa bonne humeur via son FB me plaisaient. Je l’ai donc gardé dans mes contacts.

En décembre 2010, j’ai voulu me faire un tatouage sur l'avant bras. J’ai vu sur ses photos que son fils en avait un sur l’avant bras également. Je l’ai trouvé hyper mignon donc j’ai mis un « like » sous la photo et j'ai laissé un message « joli tatouage ». Il m’a remerciée et m’a ajoutée en amie. De chat FB en chat MSN en chat webcam, j’ai commencé à m’attacher à lui. Il avait 19 ans et moi 26. Au fil de nos conversations je n’ai jamais vraiment perçu notre différence d’âge. Parfois il est naïf mais c’est devenu charmant.

On a tous les deux pris un an de plus, lui 20 ans et moi 27 ans ! Grâce à nos web cam on a crée beaucoup de liens, de confidences… Il vient faire ses études à Paris. Plus que 5 semaines à tenir pour l'avoir auprès de moi !

 

Sam : Dans ma famille, on se sent supérieur, surtout du côté de mon père, ils ont ça dans le sang. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais c'est un fait. Quand mon frère avait 6 ans, la directrice de son école a alerté ma mère sur ce "phénomène" : Madame, votre fils est différent des autres enfants. Comment dire? Il se sent supérieur... Ma mère a souri et lui a répondu : il tient ça de son père, ils ont ça dans les gènes, ils sont tous comme ça.

Alors, pour l'aînée de leur petite famille, enfouie dans ses livres depuis l'âge de 7 ans, passionnée d'astronomie à 12 ans, et lauréate d'une grande école de commerce et de gestion plus tard... ils avaient de grands projets. Côté mecs, mon père me voyait avec des hommes d'un certain statut social, la première fois où il m’a demandé si je sortais avec quelqu'un, il a dit : “alors, dans ton entourage professionnel, tu n'as pas encore rencontré un directeur ou un haut responsable avec qui tu ferais ta vie ?”
Il y a quelques années, je suis sortie avec un coiffeur. Un jeune homme issu de la classe "populaire", habitant un quartier tellement populaire que je n'y avais jamais mis les pieds en 23 ans. C'était mon coiffeur, il me coiffait chaque semaine, c'était le plus beau et le plus sexy de mes ex, un sourire ravageur, un corps de mannequin et il avait une certaine naïveté dans les yeux qui me faisait fondre. Si mon père apprenait la nouvelle ? Je ne voulais même pas l'imaginer, il n’en croirait pas ses yeux ni ses oreilles. Entre l'idée qu'il a de sa fille et ce que je suis réellement, il y a tout un monde et je n'avais pas forcément envie de bousculer mon papa chéri.

Les hommes pingouins, comme j’aime les appeler en référence à leurs costumes, ce n'était pas ma tasse de thé. Ces hommes en costume cravate, au regard vide, trop adultes, qui se prennent trop au sérieux et la vie avec, non merci. Ces hommes "respectables" dont les sujets sont souvent l'actualité du point de vue des autres et bien rarement du leur, ce n'était pas pour moi, et puis ils ne pouvaient pas me comprendre et ne réussiraient pas à suivre mon rythme de vie et de pensées surtout ! Mon style, ce sont les hommes rêveurs, créatifs, joyeux, au regard pétillant avec un fond un peu triste reflétant la profondeur de leurs pensées et de leur esprit. Des hommes qui n'ont pas perdu l'enfant qui est en eux et qui les maintient en vie justement. C'est ça mon style.

 

Par Lucie de Paola - Publié dans : Et vous ?
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