Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 12:00


Les éditions Aubanel lance une collection de livres "Faire l'amour dans le monde". Chaque ouvrage est écrit par un auteur différent et traite, succinctement, des différentes manières d'envisager la sexualité, les tabous, les pratiques amoureuses de différents pays.

Déjà parus : le Japon, les Etats-Unis et la France


Cette semaine : "Faire l'amour au Japon".

Je ne dévoilerai pas tout le livre mais vous donnerai un petit aperçu de son contenu.

 

couv Faire Amour Japon

"Faire l'amour au Japon" de Frédéric Ploton


Toutes les phrases en gras et en italique sont tirées du livre de Frédéric Ploton


Une sexualité pas très épanouie ?


Si l'acte sexuel n'est pas honteux, comme il peut l'être dans la tradition judéo-chrétienne, les Japonais n'ont pas le "droit" de montrer leurs émotions. Les sentiments doivent être contenus, policés. "Le tabou n°1, au Japon, c'est l'émotion, dont le visage est le miroir le plus révélateur." (1)


Selon l'auteur, l'excitation est d'autant plus forte que la partenaire sexuelle est contrainte voir humiliée. "Rien n'excite plus un Japonais qu'une sexualité contrainte, entravée où toute honte est bue et ravalée dans un sanglot". Reste à espérer que tous les Japonais ne sont pas comme ça...


Avec une moyenne de 45 rapports sexuels annuels, le Japon est la pays au monde où l'on fait le moins l'amour. Et pourtant, le marché de l'érotisme et de la pornographie est le second marché le plus lucratif au Japon. Si la loi anti prostitution de 57 interdit la pénétration vaginale contre une rémunération,  tout le reste est toléré... Ce qui laisse un maximum de possibilités !

Pratiques sexuelles qu'on peut trouver dans les bars d'hôtesses, les pinsaro (où l'on peut se faire masturber ou prodiguer une fellation), les salons de massages... qui sont en nombre dans le pays. Le marché de la prostitution represente environ 8,5 milliards de dollars par an soit 1% du PIB.

Quand est-il de la notion de fidélité ? "Si vous payez ce n'est pas tromper"


Le culte de la jeune fille

Symbole de nouveauté, de pureté et surtout d'interdit social, les Japonais semblent affolés par les adolescentes ou les jeunes filles prépubères. Les lolitas sont légion dans les rues nippones. Couleur rose bonbon, couettes, habillées en Hello Kitty des pieds à la tête, tout ce qui est régressif est à la mode chez les jeunes femmes.
Pour les Japonais, les jeunes femmes "sexy" sont celles qui se comportent comme des gamines, riant, ouvrant de grands yeux, avec des corps très minces, de longs cheveux... en résumé : des héroïnes de manga ! Si mes parents avaient pu soupçonner la portée érotique des "Juliette je t'aime", "Candy" et autres dessins animés nippons, ils m'auraient interdit de "Récré A2" et du "Club Dorothé" !


Pour les amateurs, il existe des magasins (burusera) qui vendent des vêtements de jeunes filles "déjà portés"... Uniforme d'écolière, lingerie...  Le livre nous apporte un éclairage sur le fétichisme des petites culottes sales : "Le culte de la jeune femme y est si développé que cela explique en grande partie la croyance archaïque selon laquelle les liquides produits par les adolescentes (urine et cyprine), et les effluves que ceux ci déposent sur leur culotte en coton blanc, constituent une sorte d'élixir de jouvence et de vie éternelle".


Pour en savoir plus : "Faire l'amour au Japon", editions Aubanel, 12 euros

 

La semaine prochaine "Faire l'amour aux Etats-Unis"

 

(1) Agnès Giard, spécialiste du Japon et des comportements sexuels

Par Lucie de Paola - Publié dans : Sexe etc
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