Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 11:51

 

Sucer n'est pas fumer ! Ça fait des jours que toute la toile en parle : les rapports sexuels oraux augmenteraient plus le risque de cancer de la gorge que la fumée ou l’alcool... enfin, c’est ce que dit une étude américaine.


 

bouche-sucettes

 

 

 

La mauvaise nouvelle est tombée dans le New England Journal of Medecine. Pour une fois que ce n’est pas une étude anglaise… Je vous rappelle que les Anglais ne croient pas au point G ni aux talons… Bande d’hérétiques !

Des médecins de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health de Baltimore (Etats-Unis) ont prélevé des échantillons de sang et de salive sur 100 patients souffrant d’un cancer de la gorge et sur 200 volontaires "sains". Ils ont également soumis ces sujets à un questionnaire détaillé sur leur mode de vie et leurs pratiques sexuelles.

"En analysant les échantillons de salives, les chercheurs ont pu ainsi déterminer que ceux qui ont été un jour infectés par le PVH ont un risque 32 fois plus élevé d’avoir un cancer de la gorge, voire de 58 fois pour les souches les plus virulentes !"

 

Conclusion : les rapports sexuels oraux (cunnilingus ou fellation) augmentent le risque de développer un cancer de la gorge dû à une infection au papillomavirus humain. Le risque est doublé pour ceux qui ont eu entre un et cinq partenaires sexuels "oraux", et quintuplé pour ceux qui ont eu plus de cinq partenaires.

L’histoire ne dit pas si c’est plus de 5 partenaires dans sa vie, dans l’année, dans le mois ou dans la semaine… Avouez que ça changerait tout !

Le médecin qui travaille sur cette question depuis une quinzaine d'années a indiqué que "le fait d'avoir des rapports buccogénitaux avec plus de six partenaires dans sa vie multiplie le risque par huit au moins." Mais, "Nous ne disposons pas encore de suffisamment de données pour déterminer si la détection de ces virus peut être utilisée pour détecter un cancer oropharyngé", a ajouté le Dr Gillison. Sauvés ?

 

Que jeunesse se passe

 

Dans l’article « Faire l’Amour aux Etats-Unis », on avait déjà souligné que les Américains étaient particulièrement adeptes de la fellation et du cunnilingus. "Quiconque travaille avec des Américains remarque leur peur viscérale de laisser leur bouche vide, mais quiconque fait l’amour avec un(e) Américain(e) profite du bon côté de ce vilain défaut." 

Je pense qu’on peut aussi ajouter une bonne dose d’hypocrisie. Sucer ce n’est pas avoir des relations sexuelles paraît-il… La sodomie non plus d’ailleurs : l’hymen reste en place, on reste vierge, tout va bien !

Les ado pratiquent donc beaucoup en attendant le grand soir de leur bal de promo où ça y est, on passe enfin à l’action. Avant, c’était juste de l’entraînement en fait.

 

Les hommes sont désespérés

 

Face à la terrible nouvelle : levée de boucliers masculins (pour une fois qu’ils s’indignent). Jamais ils n’ont autant défendu une cause. Ils s’impliquent même plus que sur la question « pour ou contre la réouverture des maisons closes ? » Twitter, Facebook, ils le crient haut et fort "N’IMPORTE QUOI, c’est pas vrai, faut pas les écouter !"  Sous entendu "allez les filles, continuez la fellation, vous n’allez pas en mourir !"

J’ai annoncé la nouvelle dans le bureau, regard consterné des mâles. "Ca doit encore être de la propagande évangélique américaine à la con" me rétorque-t-on. Normal, ça ne les arrange pas cette nouvelle…

Je note qu’AUCUN d’entre eux n’a eu l’air affolé de la possibilité de chopper un cancer suite à de multiples cunnilingus. Bonne ou mauvaise nouvelle ? 

 

 

Par Lucie de Paola - Publié dans : Sexe etc
Ecrire un commentaire - Voir les 37 commentaires
Retour à l'accueil

Auto-Promo

Boite aux lettres

Facebook

Follow Me on Pinterest

Twitter

Blog coup de coeur ELLE

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés